Pendant Santexpo, j’ai pu assister à une première table-ronde Adaptation des CHU et des hôpitaux civils à l’éventualité d’un conflit en Europe. Les intervenants sont revenus sur le défi logistique, en cas de conflit en Europe.
Et surtout, sur les moyens mis en oeuvre depuis 2023 pour s’y préparer.
Un aspect crucial n’a pas été abordé – sans doute en raison des contraintes de temps -, celui de la préparation psychologique des professionnels hospitaliers à ce choc.
Dès l’été 2025, une circulaire avait demandé de préparer les soignants.
Et la menace ne s’arrête pas au psychologique. Elle s’attaque au cognitif.
La table ronde organisée par le Club Digital Santé sur la désinformation dans la vaccination l’illustre. Car celle-ci ne vise pas seulement le grand public.
Dirigée vers les professionnels de santé, elle devient un vecteur de déstabilisation du système de santé.
Un vecteur d’autant plus fort que c’est désormais la malinformation, le détournement de la vérité, qui est à la manoeuvre.
Fragilisant ainsi le lien armée-nation.
La question que j’aurais aimé soumettre aux panelistes est double :
Des méthodes de préparation psychologique sont-elles mises en place pour préparer les soignants civils à un choc ?
Comment assurer la résilience informationnelle des professions de santé pour éviter que « l’arrière » ne devienne un point de fragilisation de la coopération SSA / CH ?
La résilience est bâtie sur un triptyque : logistique, résilience psychologique et informationnelle. Au-delà de la coordination et de la mutualisation des moyens, c’est la confiance dans le système qui doit être sécurisée.
Curieux d’avoir l’avis de ceux qui travaillent sur ces enjeux.