Vidéosurveillance en officine, bonne ou mauvaise idée?

L’augmentation du vol à l’étalage n’épargne aucun commerce.
Les pharmacies non plus.

Aussi les commerçants cherchent-ils à réduire leurs pertes.
Logique.

Parmi les solutions, la #vidéosurveillance algorithmique : des caméras détectant automatiquement certains comportements et alertant en temps réel.

Efficace ? Probablement.
Légal ? Pas forcément.

La CNIL a d’ores et déjà sanctionné certains éditeurs.
Et une décision Commune de Nice a récemment rappelé que le silence de la loi ne vaut pas autorisation de déployer des caméras intelligentes.

Autrement dit, l’existence de la solution
Ne permet pas forcément son utilisation.

Une utilisation qui peut même devenir contreproductive, si elle est déclarée non conforme.

Un commerçant autrichien en a fait l’amère expérience.
Il a affiché en vitrine l’image d’une personne, extraite d’une vidéosurveillance.
En l’accusant de vol.

La CNIL locale est donc intervenue.
Résultat: 1 500€ d’amende pour réutilisation illicite de données d’infraction.

Au final, le remède peut donc s’avérer sinon pire, à tout le moins aussi préjudiciable que le mal.

🗣️ Mon conseil?

1️⃣ Privilégier des dispositifs passifs (faux emballages, etc.)
2️⃣ Ne jamais diffuser publiquement des images de vidéosurveillance
3️⃣ Déposer plainte, ne serait-ce que pour étendre la durée de conservation des images

Besoin d’aide pour pouvoir réexploiter ces images en justice ? N’hésitez pas à me contacter.

Sources:

  • 🇫🇷 CE, 30 janvier 2026, Cne de Nice, n° 506370
  • 🇫🇷 CE, Ord., 21 juin 2024, n° 495153
  • 🇦🇹 DSB, 27 octobre 2025, n° 2025-0.811.087